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Houdrementcultural centre in La Courneuve extended an invitation to Saïdo Lehlouh, who introduced a new dance format: a non-stop electro and break dancefloor for professionals and amateurs alike, in front of the centre on Place de la Fraternité. Malte Martin designed the décor for the square and the dancers’ outfits, to get the neighbourhood and its residents swinging.
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Bienvenuesur la place de la Fraternité, rebaptisée «camping 4000», le bivouac sauvage de La Courneuve. Vendredi midi sous un soleil de plomb, femmes, hommes et enfants se ruent sur le déjeuner : trois morceaux de poulet noyés sous du riz froid, la bassine posée à même le sol. «On bouffe ce qu’on veut bien nous donner», lâche Bakari.
Retrouvezle Parc d’attractions littéraires au Parc départemental Georges-Valbon de la Courneuve du mercredi 29 juin jusqu’au mercredi 6 juillet, avec deux espaces d'exposition et de lectures, des ateliers. Des médiateurs et des comédiens se trouvent sur place. Découvrez aussi le Labo des histoires et du réseau des médiathèques de Plaine commune (mobilab).
Horairesd’ouverture Fraternité de la Miséricorde à proximité de LA COURNEUVE. Trouvez votre meilleur Fraternité de la Miséricorde à LA COURNEUVE photos du quartier, plan d’accès, avis et infos pratiques en france . Toggle navigation. Enseignes Populaires; Connexion; Inscription gratuite; Annuaire des entreprises et horaires Fraternité de la Miséricorde à LA
Rencontre Avec Joe Black Vf Streaming. Bitume . Depuis une semaine, 80 personnes, expulsées en juillet de la tour Balzac, puis des hôtels où ils étaient relogés, campent en plein air. Par MATHIEU PALAIN, NOÉMIE ROUSSEAU LIBÉRATION 23/04/2011 Une femme jongle avec son tube de dentifrice, sa brosse et un gros bidon d’eau, pas simple pour se laver les dents. Bienvenue sur la place de la Fraternité, rebaptisée camping 4000», le bivouac sauvage de La Courneuve. Vendredi midi sous un soleil de plomb, femmes, hommes et enfants se ruent sur le déjeuner trois morceaux de poulet noyés sous du riz froid, la bassine posée à même le sol. On bouffe ce qu’on veut bien nous donner», lâche Bakari. Lui s’attaque à un morceau de pain rassi adouci au Nutella. A côté, Nissina sauce un fond de boîte de sardines. Autour, la place est jonchée de matelas, paillasses et cabas. Humanité». Depuis une semaine, plus de 80 personnes vivent là. En juillet 2010, ils faisaient tous partie des 186 squatters expulsés de la tour Balzac, promise à la destruction. Il y a neuf mois déjà, ils étaient revenus camper au pied de leur immeuble, avant d’être évacués manu militari. La préfecture leur avait promis d’examiner les dossiers avec bienveillance et humanité», se souvient Aboubakar Touré, l’un des porte-parole. En attendant, lui et les autres sont placés dans des hôtels du coin, une solution provisoire». Puis lundi 18 avril au matin, tout le monde a été prié de débarrasser le plancher. La préfecture se défend Pour les 33 familles reconnues éligibles au relogement, l’hébergement à l’hôtel est maintenu.» Les 80 campeurs, eux, n’ont pas fourni les justificatifs de ressources, de droit de séjour, de scolarisation». Autrement dit, les plus pauvres et les sans-papiers. Aboubakar conserve précieusement tous les reçus édités par l’office HLM. Car ses deux ans de squat» à la barre Balzac, il les a tout de même payés 535 euros par mois, au titre d’indemnité d’occupation». Son épouse, enceinte, reste allongée à l’ombre. Comme elle, tous ou presque sont ivoiriens, beaucoup sans papiers. Le préfet s’est engagé à ne pas ordonner d’expulsions tant que la situation politique ne serait pas stabilisée là-bas. Seules dix personnes ont été régularisées en neuf mois. Je ne comprends pas la France qui déplace des milliers de soldats en Côte-d’Ivoire pour sécuriser des Ivoiriens et qui, ici, nous met dehors alors qu’on travaille, on paie des impôts !», s’insurge Aboubakar Touré. Surveillance. Pour ne pas se faire épingler pour insalubrité, le balai est passé après chaque repas. Pas un papier ne traîne au sol. C’est une question de décence», se justifie Camara. Impeccable dans son costume noir, il ne renie pas pour autant sa condition depuis cinq jours, Camara a rejoint la grande communauté des SDF. J’assume. J’ai pas de complexe là dessus, je suis un homme sans toit.» Une voiture de police stationne à quelques mètres. Les enfants rampent sur le bitume. Assis sur les bancs, de jeunes hommes suivent du coin de l’œil la ronde de l’agent. Ils viennent tous les jours, pour nous compter, et demander s’il y a des associations avec nous.» Et justement, il n’y a pas grand monde. La Croix-Rouge était là en juillet, mais ils ne sont pas revenus». Ils rêvent d’un point d’eau, de sanitaires, de nourriture. Interrogée par Libération, l’antenne de Bobigny de l’association dit réfléchir à un plan d’intervention». Quant aux élus et politiques, ça ne se bouscule pas non plus, sauf Dawari Horsfall , militant du mouvement Emergence qui défend les habitants des quartiers. C’est lui qui a amené les couvertures, récupérées auprès d’Emmaüs. Il y a quelques années, la réaction des politiques aurait été rapide. Aujourd’hui, même les élus de gauche sont dans le calcul électoral, ils ne savent plus quoi faire avec la montée du racisme», s’indigne Dawari Horsfall . Un homme du camp rentre tout juste d’un entretien avec la mairie communiste Ils ont dit qu’on pouvait rester, ça les dérange pas…» Le soir où ils sont arrivés place de la Fraternité, un policier leur a dit d’appeler le samu social. Qui les a renvoyés vers les hôtels d’où ils venaient d’être expulsés.
Des médiateurrices en santé du Département et de ses associations partenaires* seront présentes dans des quartiers de Seine-Saint-Denis pour rencontrer les habitantes et parler de ces rencontres est de permettre aux habitantes de poser toutes leurs questions sur la santé prévention, dépistage, droits de santé, soins... en créant un espace de discussion ouvert et bienveillant."Je n’ai pas de couverture santé", "Je ne sais pas vers quel médecin me tourner", "Je suis inquietète pour ma santé", "Je ne sais pas comment aborder la maladie d’un proche ?", "J’aimerais réaliser un test mais je ne sais pas vers quelle structure me tourner", voici des questions que peuvent se poser les habitantes. Les médiateurrices y répondront directement ou orienteront vers les meilleures ressources de proximité. *ADSF, Afrique Avenir, Aides, Arcat, Avenir Santé, Bamesso et ses amis, le Comité des familles, Femmes relais de Bobigny, Ikambéré, La Marmite, l’œuvre de Falret, Coallia Jeudi 29 juin de 14h30 à 17h30, ADSF, Comité des Familles, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Mercredi 06 juillet de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, La Marmite, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve Mardi 12 juillet de 9h30 à 12h30, Femmes Relais, AIDES, 35 rue de Vienne, Marché de l’Abreuvoir, Bobigny Mercredi 13 juillet de 14h30 à 17h30, ADSF, Comité des Familles, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Mercredi 20 juillet de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, Arcat, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve Mardi 26 juillet de 9h30 à 12h30, Femmes Relais, Afrique Avenir, 35 rue de Vienne, Marché de l’Abreuvoir, Bobigny Mercredi 24 août de 14h30 à 17h30, ADSF, CD 93, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Mercredi 31 août de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, La Marmite, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve Mardi 06 septembre de 9h30 à 12h30, Femmes Relais, AIDES, 35 rue de Vienne, Marché de l’Abreuvoir, Bobigny Mercredi 07 septembre de 14h30 à 17h30, ADSF, Comité des Familles, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Mercredi 14 septembre de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, Arcat, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve Mardi 20 septembre de 9h30 à 12h30, Femmes Relais, Afrique Avenir, 35 rue de Vienne, Marché de l’Abreuvoir, Bobigny Mercredi 21 septembre de 14h30 à 17h30, ADSF, CD 93, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Mercredi 28 septembre de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, La Marmite, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve Mardi 04 octobre de 9h30 à 12h30, Femmes Relais, AIDES, 35 rue de Vienne, Marché de l’Abreuvoir, Bobigny Mardi 05 octobre de 14h30 à 17h30, ADSF, Comité des Familles, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Mercredi 12 octobre de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, Arcat, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve Mardi 18 octobre de 9h30 à 12h30, Femmes Relais, Afrique Avenir, 35 rue de Vienne, Marché de l’Abreuvoir, Bobigny Mercredi 19 octobre de 14h30 à 17h30, ADSF, CD 93, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Mercredi 26 octobre de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, La Marmite, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve Mercredi 02 novembre de 14h30 à 17h30, ADSF, Comité des Familles, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Jeudi 03 novembre de 9h30 à 12h30, Femmes Relais, AIDES, 35 rue de Vienne, Marché de l’Abreuvoir, Bobigny Mercredi 09 novembre de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, Arcat, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve Mardi 15 novembre de 9h30 à 12h30, Femmes Relais, Afrique Avenir, 35 rue de Vienne, Marché de l’Abreuvoir, Bobigny Mercredi 16 novembre de 14h30 à 17h30, ADSF, CD 93, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Mercredi 23 novembre de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, La Marmite, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve Mardi 29 novembre de 9h30 à 12h30, Femmes Relais, AIDES, 35 rue de Vienne, Marché de l’Abreuvoir, Bobigny Mercredi 30 novembre de 14h30 à 17h30, ADSF, Comité des Familles, 8 allée du Rouaillier, Clichy-sous-Bois Mercredi 07 décembre de 14h30 à 17h30, Avenir Santé, Arcat, Place de la Fraternité, 2 avenue du Général Leclerc, La Courneuve
Le 21/07/2011 à 1729 MAJ à 1929PARIS Reuters - Une immense grue a commencé à détruire la barre Balzac de La Courneuve, près de Paris, devenue un symbole du malaise des banlieues,...PARIS Reuters - Une immense grue a commencé à détruire la barre Balzac de La Courneuve, près de Paris, devenue un symbole du malaise des banlieues, a-t-on appris jeudi auprès de la ensemble de 285 logements, qui date de 1964, se trouve dans la cité des que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, voulait "nettoyer au Kärcher" en destruction de la barre durera plus d'un mois."À la rentrée scolaire, les habitants du quartier découvriront un nouvel horizon. Au sens propre la barre aura disparu de la vue des riverains. Au sens figuré cette démolition préfigure la transformation complète du quartier", explique le maire communiste de La Courneuve Seine-Saint-Denis, Gilles Poux, dans un démolition a débuté mercredi avec une manifestation de squatters expulsés de la barre depuis juillet 2010 et installés depuis avril dernier sur la place de la Fraternité voisine et réclamant un Poux regrette que le tribunal de Bobigny, saisi d'une demande d'évacuation des squatters de la place de la Fraternité, ait décidé de renvoyer le traitement du dossier au 14 septembre."D'ici la mi-septembre donc, les ex-squatters vont continuer de camper dans des conditions indignes. L'Etat, lui, campera sur ses positions sans reloger ni régulariser les sans-papiers", maire assure que La Courneuve assume depuis longtemps et avec fierté "sa solidarité avec les plus modestes et les plus fragiles", 52% des logements de la ville étant sociaux."Aujourd'hui encore, dans les projets de l'après-Balzac, c'est une majorité de logements sociaux qui sera construite", Bon, édité par Patrick Vignal
Société Place de la Fraternité, à La Courneuve, près de 80 personnes originaires de Côte d'Ivoire ont été délogées par la police de leur campement de fortune. Ultime épisode d'un bras de fer commencé il y a seize mois. Lundi 7 novembre, comme tous les matins depuis bientôt sept mois, Massandjé Kamara, 26 ans, s'est réveillée sous sa tente igloo, installée avec une cinquantaine d'autres, place de la Fraternité, au milieu de la cité des 4 000 de La Courneuve Seine-Saint-Denis. En l'absence de sanitaires, elle s'est débrouillée avec l'eau stockée dans de grands bidons pour faire sa toilette, avant de partir comme chaque jour au travail, les cheveux bien tressés, les yeux soigneusement maquillés, et de jolies boucles accrochées à ses oreilles. A 9 heures, elle débutait sa journée de standardiste. A 9 h 20, une amie l'avertissait que la police était en train de détruire le campement, de saisir sa tente, comme celles des quelque 80 personnes, originaires de Côte d'Ivoire, qui vivaient là, dans des conditions très précaires, depuis le 18 avril. Une évacuation ordonnée le 2 novembre par le tribunal administratif de Montreuil Seine-Saint-Denis, saisi par la mairie de La Courneuve. L'ultime épisode d'un bras de fer commencé seize mois plus tôt. Le 8 juillet 2010, des CRS envahissent aux aurores la barre Balzac, à cent mètres de la place de la Fraternité. Ils tambourinent aux portes, font sortir hommes, femmes, enfants avec toutes leurs affaires. Ce ne sont pas des locataires mais des squatteurs, venus s'installer dans des appartements vides la vieille HLM est promise à la destruction dans le cadre du projet de rénovation urbaine qui doit transformer le quartier. Tandis que les 274 familles qui l'habitaient légalement ont déménagé, d'autres se sont installées illégalement dans une quarantaine d'appartements, souvent trompées par des marchands de sommeil. Au pied de la barre, contemplant médusés matelas, chaises et télévisions jetés sur le trottoir, tous racontaient alors sensiblement la même histoire. Venus de Côte d'Ivoire, d'abord accueillis par des proches, ils avaient entendu dire qu'il y avait là des "maisons" disponibles. Peu au fait des réalités françaises, certains avaient cru devenir propriétaires d'un 100 m² en versant quelques milliers d'euros à des intermédiaires malhonnêtes. D'autres brandissaient des courriers de l'office HLM à leur nom prouvant, selon eux, qu'ils étaient locataires. On pouvait y lire "avis d'échéance, indemnité d'occupation, provision consommation d'eau... Total quittance 623,59 euros". Mais une "indemnité d'occupation" n'est pas un loyer c'est une façon de faire payer les squatteurs. D'autres, enfin, se savaient dans l'illégalité, mais disaient "n'avoir pas le choix" dans des pochettes, ils gardaient précieusement leurs demandes de logement social inabouties. Et avec, leurs fiches de paie et leurs déclarations d'impôt. Car qu'ils soient en situation régulière ou sans papiers, la plupart travaillent. Le soir de l'expulsion, plus de 200 personnes restent dormir sur le trottoir. Trois jours après, les tentes multicolores ont poussé comme des champignons et des banderoles "Un toit c'est un droit" décorent les réverbères. Le début d'un combat collectif soutenu par l'association Droit au logement. Mais le campement de fortune n'a pas le temps de s'organiser le 21 juillet 2010, les CRS sont de retour et empoignent sans ménagement les "campeurs". Filmées par des militants, les images de cette expulsion montrant des mères de famille traînées par les pieds alors qu'elles portent leurs bébés dans le dos, font le tour des médias, jusque sur CNN. Le camp évacué, les ex-squatteurs acceptent un hébergement d'urgence dans des hôtels. Vint la trêve hivernale pendant laquelle on n'expulse pas. Les familles restent au chaud. La barre Balzac est murée. La préfecture trouve un logement pour seize ménages. On croit la situation en voie d'être réglée. Mais pour la moitié des expulsés, le printemps va être synonyme de retour à la case départ. Car le 18 avril 2011, la préfecture met fin aux hébergements provisoires. "Quand on s'est retrouvé à la rue, raconte Bamory Coulibaly, on est tous revenus spontanément à notre point de départ, la barre Balzac. On savait que c'est là qu'on retrouverait les autres pour recommencer la lutte." Cet Ivoirien de 36 ans a quitté son pays il y a deux ans parce qu'il s'y sentait menacé en raison de ses convictions politiques. "J'habitais Gagnoa, le village de Laurent Gbagbo. Or, moi, je soutenais Ouattara. A chaque manifestation, la répression était plus forte. J'ai dû partir", raconte-t-il. Couturier dans son pays, il est devenu agent de sécurité en France. En CDI, il a été régularisé. Mais son salaire modeste ne lui permet pas de louer dans le privé. Il n'a d'espoir que dans le parc HLM. Et dans ce combat collectif débuté en 2010. Ce 18 avril, il a donc racheté une tente, et l'a posée sur le béton de la place de la Fraternité. Comme Massandjé Kamara, qui malgré sa carte de séjour de dix ans, son CDI, et ses 1 400 euros mensuels, renouvelle sans succès les demandes de logement depuis cinq ans. "Je travaille, je ne veux pas être à la charge de la France, je peux payer mon loyer !" D'autres "campeurs" sont dans des situations plus compliquées. Jeune maman, Meite, 30 ans, femme de ménage, reste sans papiers. Les jours passant, gamelles et réchauds à gaz ont trouvé leur place entre les igloos. De nouvelles tentes sont apparues pour stocker les affaires. Des vélos d'enfant, des patins à roulettes. Du linge séchant sur les arbustes. Un village précaire s'est organisé, sans que, cette fois, personne ne l'empêche. En mai, le maire prend un premier arrêté d'expulsion. Non suivi d'effet. Mal ficelée, une deuxième action en justice lancée par la communauté d'agglomération n'a pas abouti. Les chaleurs de l'été sont arrivées et avec elles des effluves nauséabonds, restes de nourriture mal nettoyés. Cernés par les tentes, les personnels du centre de santé et de la protection maternelle et infantile PMI, d'abord accueillants, ont fini par perdre patience. "Cela me fait mal au coeur de voir ces enfants à la rue. Il y a des bébés, certains sont presque nés ici. Mais je ne supporte plus de devoir me faufiler tous les matins entre les tentes et de constater un tel manque d'hygiène", confiait une employée du centre de santé à la rentrée. "Certains jours, ça me soulève le coeur. Et je ne parle pas des rats ! Je ne comprends pas qu'on les laisse là comme ça..." Personne n'a non plus semblé chercher de solution, chacun des acteurs se renvoyant la balle. Rappelant que contrairement à d'autres communes d'Ile-de-France, elle respecte largement le quota de 20 % de logement social imposé par la loi SRU, la mairie PC de La Courneuve n'a pas voulu ajouter ceux-là à sa liste de 2 000 demandeurs de logement. Dans plusieurs courriers au préfet, le maire, Gilles Poux, en a appelé "à la responsabilité de l'Etat". Mais la préfecture a également avancé qu'elle recevait "un nombre considérable de demandes de logement chaque jour. Il n'y a pas de raison qu'ils passent devant d'autres familles qui attendent depuis parfois six ou sept ans". Solidaires dans les premiers temps, les habitants du quartier ont fini par désapprouver ce qu'ils considéraient comme une façon de "forcer la file d'attente". "Pourquoi ne sont-ils pas allés squatter à Paris pour embêter les riches ?, confiait une Courneuvienne, mère de cinq enfants. Si c'est pour faire la misère à des gens qui sont déjà dans la misère, je ne suis pas d'accord !" "Cette situation montre surtout la grande pénurie de logement dans notre pays qui finit par opposer les populations entre elles", résumait un employé de la ville lors d'une manifestation devant la préfecture. Lancée mi-octobre par la mairie, l'ultime procédure juridique a fini par aboutir. Lundi matin, 140 policiers et gendarmes envahissent la place. Ses occupants ont peu résisté. En file indienne, bien encadrés, ils sont montés dans des cars, laissant une nouvelle fois leurs affaires. Comme l'hiver dernier, un hébergement à l'hôtel a été proposé à ceux qui sont en situation régulière. Pour les autres "Un retour volontaire au pays", explique sur place un représentant de la préfecture. Son interlocuteur reste bouche bée "Mais je suis là depuis trois ans, j'ai tout abandonné là-bas, je ne peux pas repartir..." Seize mois après, aucune solution pérenne n'a donc été trouvée. Alors pour continuer la lutte, Massandjé Kamara et quelques autres ont refusé lundi soir l'hébergement à l'hôtel. Quitte à dormir dehors. Blog Urbains sensibles . Aline Leclerc Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. 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